Le début de l’année, c’est le moment de prendre de bonnes résolutions. Mais est-ce la meilleure façon d’atteindre ses buts ?

Ayant découvert mon intérêt pour la gestion du temps et l’efficacité en 2007, prendre des résolutions était une évidence. Le 31 décembre j’ai donc fait une liste de tout ce que j’aimerais améliorer et j’ai eu envie de tout commencer d’un coup. Je me suis vite rendu compte de mon erreur car le 2 janvier j’étais déjà découragée.

J’ai lu récemment l’idée de donner plutôt un grand thème à l’année : “Cette année sera l’année de/du…”. Je pense que c’est un bon compromis si on ne veut pas prendre de résolutions.

J’ai donc repris ma liste, sélectionné un thème important pour cette année et deux objectifs qui s’y rapportent sur lesquels je travaille actuellement. Toutes les autres résolutions restent sur ma liste mais passeront au premier plan, selon leur importance et leur urgence, quand j’aurais réalisé mes deux premiers objectifs.

C’est bien de vouloir améliorer sa vie mais tout changer en une seule fois au début de l’année n’est pas réaliste. Ainsi le plus raisonnable est de définir des objectifs tout au long de l’année plutôt que de prendre un lot de résolutions à la légère une fois par an.

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En ce jour férié, voici les quelques trucs pour mieux apprécier son travail qui me sont venus à l’idée durant ces dernières semaines.

  1. Ne pas perdre de vue pourquoi nous sommes là : il est important de toujours se rappeler pourquoi et pour qui nous travaillons. Pour cela, je conseille de faire une liste de toutes les raisons qui nous font travailler et d’avoir à portée du regard des photos de ceux qui nous sont chers.
  2. Se faire des amis : se faire des amis au travail permet d’y aller l’esprit plus léger. Une petite conversation informelle en arrivant, une pause déjeuner ponctuée de rires… autant de choses qui nous détendent et qui rendent le travail moins pénible.
  3. Avoir des rituels pour se détendre : avoir des rituels tout au long de la journée permet de rester plus serein, ce sont des repères qui nous permettent de nous détendre car ils deviennent familier.
  4. Prendre tout ce que nous pouvons : prendre toutes les expériences que ce travail peut nous apporter, les rencontres également…
  5. Ne pas avoir seulement le travail dans la journée : avoir d’autres activités en dehors du travail permet de ne pas assimiler une journée à une journée de travail. En effet si la journée de travail s’est mal passée, ce sera une mauvaise journée. En revanche, en ayant d’autres activités, nous pouvons toujours améliorer le reste de la journée en sortant avec des amis, en faisant du sport ou en pratiquant un hobby par exemple.
  6. Envisager de changer de travail : l’idée que nous avons la possibilité de changer de travail peut permettre également d’apprécier son travail actuel. Nous avons tout à y gagner, que nous restons ou que nous partons. Certes, c’est une décision difficile à prendre mais l’envisager permet d’être moins dépendant de son travail et moins stressé.

Si, malgré tout cela, l’idée d’aller travailler est insupportable, c’est qu’il est temps de changer. Et c’est ce que j’ai décidé de faire.

S’il y a deux concepts qui ont considérablement amélioré ma productivité, ce sont bien les MIT et les Big Rocks.

Je les ai découverts dans la méthode ZTD de Leo Babauta et je les ai tout de suite adoptés. En effet, ils comblent un manque de la méthode Getting Things Done.

Cependant, même en adoptant seulement ces deux concepts sans utiliser d’autres méthodes, on peut faire de gros progrès dans sa productivité.

Les MIT (Most Important Tasks)

Les MIT correspondent à une liste de tâches journalière, comportant généralement entre 3 et 5 tâches, que l’on définit la veille ou le matin.

Contrairement aux listes journalières habituelles, celle-ci doit comprendre uniquement les tâches les plus importantes de la journée. Certes 3 tâches par jour ne paraissent pas insurmontables, mais elles doivent être absolument réalisées même si des imprévus surgissent.

Ainsi on avance au minimum de 3 tâches par jour, ce qui peut faire une grande différence au final. Les MIT sont idéalement des tâches qui participent à la réalisation d’un Big Rock.

Si on applique la méthode GTD, les MIT peuvent s’apparenter à des next actions.

Les Big Rocks

Les Big Rocks suivent le même principe que les MIT mais à l’échelle de la semaine.

Le dimanche soir ou le lundi matin, on choisit 3 à 5 projets que l’on aimerait avoir menés à bien d’ici la fin de la semaine et on met tout en œuvre pour y arriver.

Si on applique la méthode GTD, les Big Rocks peuvent être des projects.

Un exemple pour mieux comprendre

Dans mes Big Rocks pour la semaine, imaginons que j’ai un projet “envoyer un colis pour l’anniversaire de Leo”.

Dans mes MIT de la semaine il pourra alors y avoir :

  • MIT lundi : acheter un colissimo à la Poste
  • MIT mardi : acheter de quoi remplir le colis et une carte
  • MIT jeudi : écrire la carte, fermer le colis
  • MIT vendredi : écrire l’adresse, apporter le colis à la Poste

Et voilà ! En effectuant chaque jour une partie du projet, le colis est parti en temps et en heure et il arrivera le bon jour.

Il y a un mois, je vous faisais part de mon objectif du mois de septembre : prendre l’habitude de me lever à 5 heures du matin. L’heure du bilan a sonné.

Pour aller à l’essentiel, je dirais que, même si je suis sur la bonne voie, je n’ai pas encore atteint mon objectif.

Il y a plusieurs raisons qui peuvent expliquer cela. Tout d’abord durant le mois de septembre, j’ai changé de situation en reprenant le travail. Il est difficile de prendre une habitude quand le quotidien lui-même change du tout au tout. Maintenant que j’ai des horaires fixes, je peux former une routine en organisant mes journées de la même façon et espérer avoir plus de facilité à atteindre mon objectif.

Ensuite se pose le problème des week-ends. Est-ce que je dois me lever à 5 heures aussi ? Ceux qui se lèvent tôt recommandent de conserver son heure de lever même en fin de semaine. J’ai beaucoup de mal à accepter l’idée de me lever aussi tôt alors que j’ai tout le reste de la journée pour faire ce que j’ai à faire. Cependant, j’ai eu l’occasion d’expérimenter la difficulté de se lever à 5 heures après s’être levé deux jours de suite à 9 heures. Je crois que, si je veux réussir, je vais devoir me lever tous les jours de la semaine à la même heure mais en m’autorisant à faire la sieste le week-end.

Par ailleurs, je manque de motivation. Je trouve toujours une bonne raison de me recoucher quand le réveil sonne. Je suis passée d’une période “à quoi cela me sert-il de me lever tôt, si j’ai toute la journée de libre” à “il vaut mieux que je me repose pour être en forme au travail”. Je dois rechercher de nouvelles idées pour me motiver.

Enfin, je ne surveille pas assez ma progression. J’ai utilisé un fichier dans mon ordinateur puis un graphique dans un cahier, mais au final je n’ai réussi à mettre à jour aucun des deux. Ils étaient trop contraignants et je n’ai pas pu suivre mes progrès, ce qui a entraîné un manque de motivation. Il me faut un nouveau système pour reporter mes résultats.

En conclusion, je suis repartie pour un mois d’expérimentation pour enfin atteindre l’objectif que je me suis fixé.

La semaine dernière, il y a eu du changement dans mon quotidien : j’ai trouvé un travail. Tout s’est fait si rapidement que je n’ai pas eu le temps de m’organiser à l’avance. De plus, je ne savais pas quels seraient exactement mes horaires, frein supplémentaire à un planning en amont. Heureusement, après une semaine chamboulée, j’ai enfin repris les rênes.

Voici ma recette pour gérer un tel changement :

  • Établir des priorités : quand un changement se présente et qu’il diminue le temps disponible, il faut forcément décider de ce qui est important et de ce qui l’est moins. J’ai privilégié le repos et le respect de mon plan de menu mais mis de côté les mises à jour de ce blog par exemple.
  • Conserver les rituels et les habitudes : quand on a des rituels qui nous facilitent la vie ou des habitudes que l’on a mis un mois à prendre, il serait dommage de les perdre. Il faut donc essayer coûte que coûte de garder tout ce que l’on fait sur auto-pilote, même si la fatigue est là et que le temps manque. Quelques exemples : faire la vaisselle tout de suite après le repas, prendre un petit déjeuner…
  • Faire le point le plus vite possible : à la première occasion, il est indispensable de :
    • collecter toutes les informations et tâches à faire que l’on a engrangé dans la période désorganisée
    • mettre à jour son système avec les éléments collectés
    • faire un planning type pour une semaine en tenant compte des changements